Conserver...

 

 

 En 1858, Jean Scohy (1824, Lyon/1897, Villette-sur-Ain) peignait cette crucifixion à l’âge de 34 ans, révélant une bonne maîtrise de la composition et du dessin.

Offert à l’évêché de Belley après la première guerre mondiale, le tableau a intégré par la suite le transept de l’église du Sacré-Coeur de Bourg-en-Bresse.

 

En 2013, l’oeuvre présentait des signes de vieillissement et des altérations nécessitant la mise en place d’une campagne de restauration. Avec le concours du département de l’Ain, de la Direction régionale de la Culture et du « plus grand musée de France », la paroisse propriétaire a organisé la restauration, effectuée en 2016.

 

 

 

 La Crucifixion

 

Avant et après intervention


 

 Une bonne technique d’exécution mais une toile trop fine

 

La technique de mise en oeuvre est bonne mais la toile, très fine et lâche (13 fils par centimètre dans le sens vertical et dans le sens horizontal), a du mal à assurer son rôle de support sur un format aussi grand (250 X 180 m).

 

 Des dégâts accidentels

De l’eau a coulé sur toute la hauteur du tableau, de haut en bas, au milieu de la composition. Cette coulure a provoqué la formation de plis horizontaux, des frisures de la couche picturale et des salissures.

Quelques coups accidentels ont provoqué des déchirures. 

 

Accroché à plusieurs mètres de haut dans le transept, la quantité de poussières, de toiles d’araignée accumulée au revers du tableau incliné était devenue problématique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Allègement du vernis en cours


 

 Le travail effectué : assurer la conservation et améliorer le rendu esthétique

La campagne d’intervention a consisté à renforcer la structure d’origine par l’ajout d’une nouvelle toile au revers.

 

Le châssis, en bois, chanfreiné, et d’origine a été remis en ordre et conservé. Côté couche picturale, le nettoyage, composé d’un décrassage et de l’allègement du vernis, a rendu beaucoup d’éclat à la composition. Le cadre, d’origine, a été agrandi parce qu’il recouvrait la vue de 6 cm et cachait certains motifs (le bras gauche de la croix et le pied de Marie-Madeleine).



Lacune dans le cheveux de Marie-Madeleine avant et après intervention


 Traitement du support toile : ancienne et nouvelle incrustation dans une lacune de grande dimension


 Pied de Marie-Madeleine au premier plan avant et après intervention


 Consolidation par la face et transport de l’oeuvre en atelier

 Empoussièrement important au revers 

Nettoyage en cours 

 La composition est visible au revers en raison de la finesse de la toile


 Revers

Avant et après intervention


 

 

 Restaurer...

 

 Caroline Snyers

Conservation restauration de peintures

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 Philippe Boulet, Fenêtre sur cadre

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